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Terres cuites, Hommes du Cru

AVANT-PROPOS

« Terres cuites, Hommes du cru » est un bel hommage rendu à deux artistes que sont Louis Delaville et François Dufour. Près de deux siècles les séparent. Si François Dufour est notre contemporain, il est en quelque sorte l’héritier sans le savoir du premier. Ils ont en commun de travailler la terre, celle de notre région pour façonner des visages, sculpter des personnages, qu’ils soient d’illustres anonymes ou  parfois comme c’est le cas pour Jules Mousseron ou Napoléon Bonaparte, des figures pour le moins emblématiques de leur époque. Mais ce qui retiendra surtout notre attention dans cette exposition préparée par le musée d’ethnologie régionale, c’est la belle intention. Ce livret d’exposition en est d’ailleurs la preuve. Même s’il n’est pas un catalogue raisonné des œuvres de ces artistes, il nous fait tout de même découvrir leur démarche, leur singularité. L’originalité est de les avoir associé tout en gardant à l’esprit qu’ils ont chacun leur personnalité. Aux terres simplement cuites, voire patinées de Louis Delaville, se mêlent avec tendresse les figures parfois plus imposantes, des terres peintes ou vernissées de François Dufour. Terres cuites

C’est donc avec une grande joie que nous accueillons le fruit de leur travail à Béthune où la terre y est à n’en pas douter aussi accueillante qu’à Lens ou à Neuville-en-Avesnois. Mais ce catalogue n’aurait pu voir le jour sans les très belles illustrations qu’il contient. Merci aux musées, à leur conservateur et aux particuliers d’avoir accordé le droit de reproduire les œuvres de Louis Delaville, merci également aux services des Archives qu’elles soient municipales ou départementales, merci enfin aux deux photographes Guillaume Boulmé et Johanna Carpentier d’avoir complété les clichés de cet artiste et d’avoir su si bien « capturer » l’ensemble des terres cuites de François Dufour.

Je le rappelais quelques lignes plus haut, ce catalogue est avant tout une belle intention. L’hommage aux artistes est bien sûr évident mais il va au-delà. Le musée a voulu aussi saluer le travail de celles et ceux qui -depuis des années déjà- se sont aventurés sur les traces de Louis Delaville. Il n’est pas facile de retracer le parcours de sa vie, il n’est pas toujours aisé de retrouver ses statuettes mais grâce au travail réalisé par ces particuliers, ces universitaires, ces historiens que nous remercions chaleureusement ici, ce catalogue peut se nourrir de quelques anecdotes, s’enrichir de faits avérés, soulever quelques pistes et éclairer ainsi notre lanterne.

le mandiant et la mandiante

pause café

 

 

 

 

 

 

 

 

A vous, heureux possesseurs de ce livret, et pour toutes ces raisons, je vous souhaite bonne lecture ! 

Stéphane SAINT-ANDRE

Député

 

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